Protéger les secteurs non envahis
par la technique de l'arrachage précoce.
Les photos peuvent être agrandies en cliquant dessus (patientez après le clic !)
accueil et actus
survol du site
conseils
généralités
rivières envahies
identification
dynamique invasive
stratégie de lutte
— arrachage
cartes(bassin RMC)
impacts
autres invasives
quiz
bibliographie
autres sites
Pour voir la vidéo en plein écran.
ARRACHAGE PRECOCE.

La préservation des secteurs non envahis doit être le principal objectif des statégies de lutte contre l'invasion des cours d'eau, car ces secteurs étant les plus longs encore aujourd'hui présentent les plus forts enjeux.

Ils existent des moyens préventifs pour protéger les cours d'eau. Les uns concernent la propagation de la plante par l'homme, via les dépôts contenant des rhizomes ou les plantations volontaires, les autres s'attaquent à la dissémination naturelle par les crues.

Dans l'exemple ci-dessus, on constate que le nombre de massifs a été multiplié par 4 en 7 années (26 massifs en 2001, 108 en 2008).

Les rhizomes emportés par les crues et tout juste implantés en bord de cours d'eau peuvent être éliminés assez facilement à la main en les déterrant. Cette technique dite de l'arrachage précoce peut ainsi stopper la propagation vers l'aval de la plante.Mais l'arrachage précoce n'est efficace que dans les premiers stades de développement de la plante, avant l'enracinement des rhizomes. En effet, après quelques semaines de développement, la plante ne peut plus être extraite entièrement (tige et rhizome) à la main (le rhizome enraciné se fragmente dans le sol).

Cette technique peut aussi être utilisée dans un secteur peu ou moyennement envahi pour ralentir son invasion. Il faudra alors bien distinguer les plants de l'année de ceux plus âgés, qui ne peuvent être éliminés (repérer les éventuelles tiges sèches de l'année précédente par exemple).
La technique : Les secteurs situés en aval de massifs de renouées sont visités fin mai, ou 2 semaines après chaque crue ayant lieu en période végétative. Le nombre de participants est proportionnel à la dimension du cours d'eau et à la largeur inondée lors de la crue. Plus il y a d'yeux pour chercher les jeunes plantules, meilleure est l'efficacité ! Les longueurs prospectées peuvent être optimisées en mesurant les distances de propagation des rhizomes par d'anciennes crues. Le parfait "éradiqueur" de renouée : il a un très bon sens de l'observation et une grande patience. Il est équipé de bottes ou cuissardes pour pouvoir passer partout, d'un sac pour emporter les plantules arrachées et d'un outil à main pour l'aider à déterrer complètement les rhizomes.
La plantule est très facile à identifier, mais elle peut être difficile à repérer. Ici, le rhizome s'est bloqué derrière une souche d'arbre. Il faut être très attentif et regarder la berge et les rives sous différents angles à partir du lit du cours d'eau pour repérer les plantules. Là, le rhizome a été enseveli en pied de berge sous quelques centimètres de vases et sables. Une grande persévérance est nécessaire, car on ne trouve parfois que quelques plantules sur 1 kilomètre de rivière. Ici, le rhizome s'est déposé sur une berge instable et a été recouvert par des sables et galets issus de l'éboulement de la berge.
Une branche morte dépassant en pied de berge a retenu un rhizome. Ce rhizome s'est bloqué contre une souche d'aulne. Le rhizome a été retenu par une souche et la plante commence à se développer au pied de l'arbre.
La plante est entièrement déterrée en s'aidant de l'outil et de ses mains pour être bien certain de récupérer l'intégralité du rhizome . Il ne faut pas tirer brutalement sur les tiges, mais déterrer assez délicatement le rhizome pour ne pas le briser.(sinon le travail ne sert à rien, un petit fragment de rhizome pouvant régénérer une plante entière) La plante déterrée avec son rhizome est évacuée dans un sac pour être détruite (ne pas les mettre en compost, mais les brûler). Vérifier les extrémités du rhizome. Si elles présentent une cicatrice fraiche, c'est que vous avez cassé celui-ci en l'extrayant. Il faut alors chercher le bout manquant. En éliminant les jeunes plantules, vous éviter le développement d'un massif de ce type, issu d'un rhizome transporté par les crues et qui n'a que 2 saisons végétatives sur la photo.
EXEMPLE DE RESULTATS : 10 nouvelles jeunes plantules (points jaunes) ont pu être déterrées lors de la visite du 23 mai 2004 sur ce tronçon de 5.5 km, en voie d'invasion sur la partie amont (à droite), en cours de colonisation sur la partie aval (à gauche). Elles étaient toutes situées au niveau de l'eau et donc peu visibles depuis les hauts de berge, mais repérables en marchant dans le lit du cours d'eau. La technique de l'arrachage précoce a donc empêché un doublement du nombre de massifs (points rouges : massifs présents en 2003) après la crue légèrement débordante de décembre 2003. Elle n'empêche pas l'introduction de nouveaux massifs par les apports de remblais sur les berges (point vert). Une action de sensibilisation et de surveillance des dépôts sur berge est donc indispensable pour compléter ce type d'action.


Pour comprendre la structure de la plante, allez faire un tour par là.

Retour vers stratégie.
Sommaire du site