Conseils pratiques pour ne pas propager
involontairement des renouées du Japon.
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Attention à l'entretien des zones envahies !
Si le sous bois des ripisylves est envahi par des renouées du Japon, prendre de très grandes précautions pour l'entretien et bien réfléchir aux impacts des travaux.

Il n'y a plus de régénération dans ces boisements et chaque arbre ou arbuste abattus sera un arbre en moins.

Cet effet est très visible sous les lignes électriques entretenues régulièrement : il ne reste plus que des champs monotones de renouées.
Le danger des fauches.
Les tiges coupées de renouées du Japon bouturent très facilement sur un sol humide ou dans l'eau. Elles forment alors rapidement des racines et une nouvelle renouée s'installe grâce à vous !

Attention également aux épareuses et autres gyrobroyeurs, qui peuvent, en raclant la surface du sol, arracher et projeter des fragments de rhizomes dans l'eau.

Les tiges coupées doivent toutes être regroupées et mises à sècher sur une bâche ou un revêtement sec. Une fois sèches, les tiges sont mortes et ne peuvent plus bouturer. Elles peuvent alors être évacuées en décheterie ou compostées.
Le risque lié aux essartements.
L'entretien mécanisé de la végétation des atterrissements n'est pas sans risque pour la dispersion des plantes invasives.

L'utilisation d'outils pénétrants et trainés sur le sol est à proscrire (charrue à disque, sous soleuse ou autre outils à dents).

Les rhizomes d'un massif discret de renouées du Japon peuvent en effet être rapidement semés dans toute la surface travaillée et faire perdre rapidement et définitivement le bénéfice de l'essartement.

Les broyages mécaniques sont également risqués, car en saison végétative, tout comme en hiver, le passage des engins, en cassant les tiges, arrache aussi certains rhizomes situés à la surface du sol et les dispersent.

La meilleure solution pour les essartements : ne pas toucher aux massif de renouées du Japon ! De toute façon, cela ne sert à rien, puisque la plante repoussera l'année suivante de la même manière.
Le vrai problème des déchets verts.
Pourquoi y-a-t-il si souvent des renouées près des ponts ?

Les pont sont des accès faciles pour se débarrasser de ses déchets.

Mais abandonner des déchets verts dans un talveg ou sur les berges du cours d'eau représente un très gros risque pour la propagation des plantes invasives. Les tiges bouturent, reforment des plantes qui s'étendent rapidement et peuvent à leur tour être entraînées par les crues sur de nouveaux sites.

La "pollution biologique" a en effet cette particularité de pouvoir s'étendre toute seule et de façon exponentielle à partir d'un minuscule point de contamunation.
L'impact majeur des terrassements.
Pourquoi les remblais sont-ils si souvent infestés par des renouées du Japon ?

Les engins de travaux publics sont l'un des principaux vecteurs de dispersion des rhizomes et les terrassements offrent la principale porte d'entrée aux renouées dans les rivières.


Vérifier la provenance des matériaux de remblaiement et imposer un nettoyage à l'eau sous pression systématique des engins (avant et après chantier) permet d'éviter de nombreuses contaminations de rivières.




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